Posté le 10.05.2008 par missnirvana
J'ai l'impression d'avoir projeté mon corps hors d'un train lancé à toute allure
Il a percuté le sol, roulé, culbuté...
Dure a été la chute.
Couverte d'hématomes, je réalise.
Tout a été trop vite.
J'ai perdu le contrôle du véhicule, jusqu'à ouvrir la porte et me jeter au dehors.
Pardon.
Dans ma tête bourdonne encore le son de sa voix, déclinant tous les stades d'un voyage au milieu du désir.
Je me retourne.
Etendue dans l'herbe, je regarde les rails.
Ils brillent, presque blancs, au soleil.
Je ne regrette pas le chemin parcouru à toute vitesse.
Je suis devenue irrémédiable.
J'espère juste un jour pouvoir ne pas me laisser porter et suivre un chemin qui m'appartient.
Ces rails, je les ai choisis.
Cette chute, je l'assume.
Je me relève.
Changée après la chute, je sais dans quel sens aller, et je n'irai pas en arrière.
Je ne peux plus.
C'est déjà ça...
Posté le 01.05.2008 par missnirvana
Retour sur un blog que j'ai du mal à relire.
Presque envie de
barrer mes mots.
J'ai passé une semaine blanche, en apeanteur, aussi longue qu'une saison en enfer, difficile, solitaire. Je tremblais devant mes pages vides.
Un silence insoutenable qui vous bouffe et vous laisse
exangue.
Une semaine à expérimenter le "
vivre-sans".
Et me voilà, un peu
fragile, un peu autre, un peu sonnée par l'atterissage, devant cette fosse dans laquelle j'ai couché
ce qui me réveillait la nuit pour me parler de toujours.
Chaque jour, je mets
une motte de terre de plus, sous le regard du fossoyeur qui ne comprend pas pourquoi je m'applique à cet enfouissement méticuleux.
Un par un, je descends les barreaux de l'échelle.
Du nuage rose à la terre glaise que je façonne de mes doigts pétris de mélancolie, un
abîme à traverser.
Mais j'ai retrouvé le chemin de l'encre.
Et ce visage sale qui me salue devant le miroir : c'est
moi.
Enfin,
moi.
Je saurai me redessiner
adéquate. J'ai décidé de le faire.
Accroupie devant ce trou béant, je murmure une prière pour mes lendemains.
Ils seront
épidermiques.
Quand le trou sera comblé, mon univers aura changé de couleurs et je pourrai me relever, me
détourner
Et marcher dans les
rails indociles que j'ai moi même posés au milieu de mon nulle part.
Fugitive et
expérimentale, déterminée à aller au bout de mon errance.
Vivre désormais, c'est à dire
vivre à moi.
["Sans doute, je dormais sur une feuille, et l'automne m'a surpris"]
Posté le 08.04.2008 par missnirvana
Fondu enchainé vers le
blanc nébuleux.
Je passe mes nuits au
milieu de l'écrit.
J'ai les yeux tellement
cramés qu'elle pourrait me planter là je ne bougerai plus.
Je ne bougerai plus.
J'avance,
incapable de rien, le nez au vent,
Dans la bourrasque qui a mis ma vie à l'envers.
Je ne suis que
poussière,
Mais une poussière lucide
Qui sait que sa seule grâce est d'être
en suspension.
Je ne sais pas quelle lumière imbécile d'un après midi d'été -certainement un lendemain de fête- lui a fait
prendre ma cendre pour des étincelles...
Entre deux et cinq heures du matin,
Me prend l'envie d'être
nécessaire.
Je voudrais exister un peu mieux,
Sans cicatrices
Je n'ai que des
mots et ça ne suffit
pas
[J'irai barrer ma contingence]
Posté le 23.03.2008 par missnirvana
Après cent ans
d'hivers brouillons à rêver sa présence,
Mutique et secouée, papillon dans l'orage
J'échoue sur sa
rive.
Je n'ai pas cru à la vigie quand elle m'a annoncé l'ile...
Pourtant c'est bien le
sable d'un rivage sous mes pas
Elle est bien là, sur la jetée.
Une
sentinelle qui ne m'attendait pas...
J'ai le
mal de terre.
Ma vie a toujours tangué, mes solitudes furent orageuses...
J'avais perdu le gout de la terre ferme.
Je n'ai pas de regrets, je me demande juste quel
miracle l'a posée sur ma route...
Et quel miracle la pousse à faire un bout de chemin avec une
vagabonde
Qui a oublié le sens de son existence sur le pont d'un trois-mâts...
[I will follow you into the dark]
Posté le 05.03.2008 par missnirvana
Tout
s'éclaire.
Il ne lui suffisait que d'un geste pour changer mes saisons.
Tout a pris feu ce soir là.
Ma vie s'est embrasée dans une belle
euphorie...
Pièce à pièce, tout prenait
sens
Et le monde autour n'était qu'"
un brumeux souvenir,
Plus qu'un lointain décor"
Arrimée à l'équilibre tacite de ses
cils
Je flottais au dessus du réel
Quelque part
entre sa peau et la mienne
Hors de tout et plus moi même que jamais
Repeindre le monde aux couleurs de l'été
Refaire ma vie dans la plus pure poésie
Réinventer tous nos chemins dans la lumière sublime
Ma poitrine éclatait en lacets de
bonheur
[Merci !]
Posté le 02.03.2008 par missnirvana
J'ai retracé les [contours] d'une nuit d'orage
A l'[encre] qui git sous mes cils
Sans un mot j'ai cartographié toutes les frontières de son [corps]
Fugitive et droite
Combien de fois ai-je rêvé de [perdre le contrôle] ?
Mais j'ai trop [peur d'abîmer] les autres pour me perdre
Courbée sous ma [loi],
Je rêve de [transgressions]
Emmêlée dans ma veille
Je ne veux pas griffer ce qui fut
Je ne m'estime pas assez
Me [reconnaitre] dans un miroir c'est déjà beaucoup
Me [briser] dans ses bras serait-ce trop ?
Déni [...] des nuits [...] solitaire et sans bruit
Je ne peux que [rêver] d'être infâme..
Le reste n'est pas [moral]
[She is my sin]
Posté le 26.02.2008 par missnirvana
Je t'aime.....jusque
là
De loin
Sentinelle droite et fière
Dans l'attente et la prière
Je te regarde marcher sur
l'autre rive.
J'invente mille mots pour passer de l'autre côté
Des
passerelles de vers indicibles
Tissées dans le silence de la veille
Le
vent fait claquer l'étoffe de ma robe
[Everything will vanish in it...but not your smell]
Posté le 17.02.2008 par missnirvana
Le silence
vacille.
Je le regarde s'étirer sur me paroles et
brouiller mon destin
Expectation de l'impossible, on rêve et on espère...
Soupir.
Je
respire. Les rails m'ont rejetée sur cette grève, il n'y a pas d'issue.
J'espère. Une
brise dans mes cheveux, et la
rage sourde de faire mieux
Dire [...]
beau.
Etre en [...]
toi?
Enfanter un [...]
possible
Aimer, c'est l'enchevêtrement du coeur dans
l'absolu
Je n'ai pas
peur
Juste,
Je n'aime pas les
murs
[What will happen ?]
Posté le 13.02.2008 par missnirvana
Elle se tenait là
Belle, et silencieuse
Comme une évidence
absolue
Ses yeux avaient la douce couleur de
l’ambre
Quand le
soleil éclairait ses prunelles
Et le
capitaine la contemplait…
Il se demandait si cette
sylphide
Allait rester sur son ile déserte et partager sa docte
solitude
Ou s’enfuir vers d’autres vents
Il aurait voulu la
retenir et l’étreindre
Mais de peur d’offenser Eole,
Il
n’osait.
Alors il lui souriait et lui racontait ses voyages,
Et écrivait de longs
poèmes le soir dans sa cahute
Tout
déchiréqu’il était
Il avait perdu le goût de prendre la mer
[Give me the strength to say the words]
Photo by Ossiane (c) => http://ossiane.blog.lemonde.fr/
Posté le 02.02.2008 par missnirvana
Entrer dans ma vie
Sans frapper, sans prévenir
C'est faire {irruption}
Débarquer dans mon monde
Comme tu l'as fait
Juste comme ça, sans raison
Oui, ça tient du {miracle}
Du destin indocile
Bienvenue et merci !
Je {m'attache} à mon orage
Sans aucun souci de moi même
Peu importe ce qui m'adviendra...
Tu balaies sur mon passage
Toutes mes certitudes
La seule qui reste
C'est {toi}
[You're my signal fire]